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Dans la vie professionnelle le vrai luxe c’est d’avoir le choix : entre deux structures d’accueil, entre deux façons d’exercer son métier, le choix de ses dossiers…

Parmi ces choix, figure la possibilité, lorsque l’on a le diplôme d’avocat, de travailler comme avocat indépendant ou de travailler comme salarié en entreprise. Deux métiers différents et assez complémentaires (voir mon article de blog et ma vidéo )

De nombreux étudiants en droit me demandent s’il est utile, voire obligatoire de passer le CAPA pour travailler comme juriste d’entreprise.

Je vais leur faire une réponse d’avocat : il n’existe pas de réponse universelle à cette question puisque tout dépend de votre projet professionnel, de vos aspirations et de votre ambition. Et pour confirmer ou infirmer votre choix, posez-vous les bonnes questions. Je vous invite également à découvrir ma prochaine vidéo à ce sujet.

Mon témoignage reflète mon expérience Il sera nécessairement très différent de celui d’un confrère ; tous les cas de figure existent. La question que vous vous posez aujourd’hui, je me l’étais posée également en cherchant des éléments de réponse auprès d’avocats et de juristes. Malgré des retours relativement contradictoires il a bien fallu faire LE choix.

Le mien a été de tenter le CRFPA et comme j’ai été admise à l’EFB à Paris, j’ai continué sur ma lancée. Stages en Cabinets d’avocats et première collaboration, expérience à l’étranger puis collaboration dans un prestigieux Cabinet d’avocats anglo-saxon.

Après 7 années au Barreau, j’ai souhaité rejoindre le monde de l’entreprise afin de savoir comment mes « legal opinions » étaient utilisées chez les clients, ce qu’il en résultait pour l’entreprise ; je rêvais que l’on m’explique le fonctionnement interne d’une entreprise , de participer concrètement à son développement, j’aspirais à rencontrer d’autres interlocuteurs que des praticiens pointus du droit, j’ambitionnais de me confronter à des sujets variés…et j’idéalisais certainement le métier de juriste puisqu’il m’était inconnu.

Je me rends compte aujourd’hui de tout le bénéfice que m’a apporté le succès au CRFPA et au CAPA, je n’en mesurais pas toutes les conséquences à l’époque.

A présent je suis convaincue d’avoir fait le bon choix pour plusieurs raisons :

  • c’est en cabinet d’avocats que j’ai appris à faire des recherches poussées sur un sujet et à construire une opinion juridique détaillée, précise et concrète. Pas question de dire à un client que son projet n’est pas viable ; il faut apporter une réponse, trouver une solution. Et c’est exactement ce que l’on vous demande en entreprise.
  • c’est en cabinet d’avocats que j’ai acquisdurablement rigueur et méthode de travail.
  • ce sont mes expériences en cabinet d’avocats qui m’ont permis de travailler à l’étranger. Je suis partie en Angleterre en 2014 sans travail ni réseau. Après quelques entretiens avec des recruteurs à Londres ceux-ci m’ont confirmé que le diplôme d’avocats français (ou européen) rassurait beaucoup les entreprises. En effet, la spécificité française de distinguer juriste d’entreprise et avocat est inconnue dans la majorité des pays où le diplôme d’avocat est requis même pour travailler en entreprise. Le CAPA est donc un gage d’équivalence de diplôme, qui m’a permis de trouver un poste de Legal Director. À mon retour en France en 2017 le marché l’emploi avait beaucoup changé et les missions de management de transition se développaient. Une fois encore j’ai constaté combien le CAPA est un diplôme recherché par les dirigeants d’entreprises. Ils y voient un gage de compétence en termes de gestion des urgences et un gage de professionnalisme. Si l’avocat est parfois perçu comme « donneur de leçons », sa capacité de travail sa méthode et son écoute du client s’avèrent de vrais atouts pour réussir une intégration rapide et opérationnelle.

Aujourd’hui j’ai décidé de me lancer dans un nouveau projet personnel, notamment de lancer ma chaîne YouTube et mon site Tout Droit Tout Simple.

J’ai également la liberté de choisir entre : retourner en entreprise (mais le contexte actuel n’est pas très favorable aux recrutements), reprendre des missions de management de transition (pas simple lorsque l’on est en télétravail) ou retrouver la robe d’avocat.

Et ce vrai luxe c’est le mien !!

1 réponse
  1. Catherine
    Catherine dit :

    Merci pour ce partage d’expérience positif et constructif ! Et un grand bravo pour ce site riche en informations 😊

    Répondre

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